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Sortir du nucléaire en moins de 10 ans

jeudi 15 septembre 2011

Pourquoi le NPA propose-t-il un schéma de sortie du nucléaire en 10 ans maximum ?

Tout d’abord parce que c’est parfaitement réalisable !

Cela doit résulter de la conjonction de deux facteurs ; d’un coté la baisse de la demande en électricité par une politique de sobriété (rénovation de l’habitat, refus du gaspillage...) et d’économies, et de l’autre coté un développement massif des énergies renouvelables (ER). Pour y parvenir, les obstacles ne sont plus techniques, tant les innovations en matière d’énergies renouvelables et de stockage ont été importantes ces dernières années, bien mais politiques et financiers.

En France comme ailleurs, c’est la logique capitaliste qui est le principal obstacle à cette nécessaire révolution énergétique. Les industriels de la filière s’accrochent encore à leur phénoménale source de profit et bénéficient d’appuis politiques à droite comme à gauche. Malgré l’horreur de Fukushima, les partis de gouvernement (UMP, PS) sont toujours clairement pour continuer le nucléaire.

De son coté, le parti dit « écologiste » se prononce pour une sortie du nucléaire en 25 ou 30 ans : ce choix présenté comme raisonnable est manifestement dicté par le souci d’une compatibilité électorale avec le parti socialiste pro-nucléaire. Mais demander la sortie en 25-30 ans, c’est donner raison à EDF qui réclame le prolongement de ses réacteurs pour cette durée, et c’est aussi accepter le prolongement du nucléaire jusqu’au moment où l’uranium commencera à manquer. C’est une imposture irresponsable  !

Quant à la majeure partie des grandes ONG écologistes, toutes engluées dans l’imposture du Grenelle de l’environnement où se joue la distribution des subventions, elles restent bien discrètes sur le sujet.

Il y a pourtant urgence absolue

Après la catastrophe de Fukushima où rien n’est définitivement sous contrôle, et malgré les efforts des travailleurs japonais pour empêcher un désastre encore plus grand, l’humanité est toujours sous la menace du pire. Cette tragédie a révélé au monde de façon encore plus évidente l’urgence absolue à se mettre à l’abri des méfaits du nucléaire. Accidents aux conséquences gravissimes, effets de la radioactivité sur la santé, production de déchets hautement nocifs et ingérables, énormes difficultés pour le démantèlement des centrales, pollution des rivières indispensables au refroidissement des réacteurs, production d’armes nucléaires..., les raisons de sortir du nucléaire sont multiples.

Il faut une voix pour le crier et dire qu’il est tout à fait possible de sortir rapidement du nucléaire. C’est pourquoi celles et ceux qui ont choisi de se rassembler au sein du NPA pour lutter contre le capitalisme et aussi contre le nucléaire, ont décidé de s’y coller.

Sortie du nucléaire et lutte contre l’effet de serre : deux objectifs parfaitement compatibles

La sortie du nucléaire doit se faire en tenant compte de la problématique énergétique globale et notamment de l’effet de serre et doit donc viser à minimiser autant que possible le recours aux énergies fossiles.

Comme on le verra, notre scénario ne constitue pas un obstacle à la réalisation de l’objectif de réduction des émissions de CO2 dès lors qu’aucun recours supplémentaire à l’énergie fossile ne sera nécessaire. Par contre nous faisons effectivement appel au système dit « de cogénération » dont une partie est émettrice de gaz à effet de serre. Mais cette part est minime, transitoire et surtout compensée par une baisse simultanée du chauffage par le fioul ou le charbon. Au final notre scénario de sortie du nucléaire est neutre d’un point de vue des émissions de gaz à effet de serre, voire induit une légère baisse des émissions ! D’autre part l’ensemble de ces projections est à inclure au sein d’une logique beaucoup plus globale de baisse d’émission de CO2 notamment au niveau des transports, principal facteur émetteur.

Dans un souci de crédibilité totale, ce scénario se fonde sur des hypothèses réalistes qui prouvent que sortir du nucléaire EN 10 ANS est possible. Mais ces hypothèses sont minimalistes. Il est évident qu’il est possible de faire encore mieux et d’éviter ainsi rapidement le moindre recours à toute production émettrice de gaz à effet de serre.

Contrairement à ce que véhicule une partie du mouvement écologiste traditionnel qui a tendance à faire la morale aux travailleurs sans s’en prendre aux vrais gaspilleurs, nous pensons qu’il est possible, SANS IMPACTER LE CONFORT DE VIE , mais en étant toutefois « raisonnable  », d’arriver en dix ans maximum à une situation où la production d’électricité soit majoritairement issue des énergies renouvelables et où la part d’énergies fossiles soit stabilisée et amorce sa baisse.

Nous disons 10 ans maximum car en réalité nous pourrions aller encore plus vite en supprimant ou en réduisant fortement certaines industries inutiles et voraces en énergie comme l’armement, une partie la chimie, de l’agroalimentaire, etc. Notre scénario nécessite certes une véritable révolution énergétique, mais le territoire français possède tous les atouts : énormes potentiels dans les domaines éolien (sur terre et en mer), le solaire, le bois, l’hydraulique, l’hydrolien, etc. Les chiffres présentés ici montrent dans quels secteurs des économies d’énergies sont possibles et quels sont les potentiels en énergies renouvelables.

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