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Besancenot : les Sodi, Poutou et moi

samedi 14 avril 2012

Sainte-Savine - En meeting hier soir à Sainte-Savine, Olivier Besancenot a apporté son soutien aux Sodimédical. Avec un charisme intact, il livre ses impressions.

Article de l’Est Eclair

Olivier Besancenot, hier en campagne dans l’Aube, s’est d’abord rendu chez Sodimédical à Plancy-L’Abbaye où les 52 salariés sont sans salaires depuis octobre. « Des trucs de dingue, j’en ai déjà vu. Ce n’est pas le premier cas, mais on n’arrive pas à être vacciné, lance-t-il. En plus, c’est super-émouvant, elles expliquent ça avec le sourire, mais on se doute des difficultés qui sont derrière ». Angélique Debruyne, la représentante des salariés, a d’ailleurs témoigné lors du meeting. Un moment chargé d’émotion, à l’issue duquel elle a été longuement applaudie.

« On va profiter du temps de parole qui nous est donné pour faire connaître leur sort. Ce sont des choses concrètes. Nous, on n’est pas là pour faire du compassionnel ». Ce qui l’a frappé dans le dossier, c’est « l’accumulation des décisions de justice favorables ». « Quand tu compares au discours des politiques, tu as les boules », assure-t-il.

Et Olivier Besancenot, détendu, blue jean et veste de cuir, que fait-il là, lui qui n’a pas voulu être candidat, dans cette campagne ? « Je tiens des réunions tous les soirs. Je vais là où Philippe n’a pas pu passer. C’est bien, ça permet de faire des réunions à taille humaine. Il y a des débats, il y a des retours plus directs avec les militants », assure-t-il.

Pas de regrets de ne pas s’être présenté. « Non, aucun. Le NPA, ce n’est pas le parti d’Olivier Besancenot. Il fallait se mettre en adéquation avec ce que l’on défend. Nous, on est un parti, on défend des idées. On ne fait pas carrière, même pas carrière de candidat ».

Pourtant, fort de sa notoriété, acquise en 2002 et 2007, Olivier Besancenot pouvait sans doute espérer un bien meilleur score. « Ceux qui disent ça savent lire dans les boules de cristal. On est vendredi 13, j’espère qu’ils ont joué », rétorque-t-il. Pour lui, Philippe Poutou est peut-être en train de vivre le même décollage que le sien en 2002. Depuis sa dernière prestation sur France 2, l’ouvrier parisien fait en tout cas le buzz. « C’était super-chouette, mais nous, on le savait. Je n’ai jamais douté. On est en train de découvrir qui est Philippe ».

Ce dernier a annoncé hier qu’il « s’autodissoudrait » s’il était élu. Son prédécesseur applaudit : « Il n’y a rien de plus antidémocratique que la fonction présidentielle. Tant de pouvoir dans les mains d’un seul homme, c’est impensable ».

Quant à son avenir, il balaie la question d’un revers de main. « On a tellement ramé pour être là. Alors dans cinq ans… Vous savez, nous, notre registre c’est Quevilly ».

Une centaine de personnes se presse dans le salon de l’hôtel de Ville de Sainte-Savine. La réunion commence. Claude Bonnet, au nom du NPA dans l’Aube, attaque : « La délinquance n’est pas dans la rue, elle est à l’Élysée, au conseil des ministres, dans les conseils d’administration ». C’est parti.

Bruno DUMORTIER

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