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Philippe Poutou, "le plus connu des inconnus", appelle à la lutte

jeudi 12 avril 2012

PARIS, 12 avr 2012 (AFP) - Chemise blanche et jean, la parole facile et
simple, maniant volontiers l’humour, Philippe Poutou, le candidat du Nouveau
Parti Anticapitaliste (NPA), a lancé jeudi soir un appel à "la gauche de la
gauche" pour combattre le capitalisme et le libéralisme.

Devant plusieurs centaines de personnes réunies à la Halle Carpentier à
Paris, Philippe Poutou a souligné que sa candidature avait pour ambition de
faire entendre "directement la voix des opprimés, pour que les gens se battent
de façon à changer les choses".

Mais cette candidature entend également, avec une "voix anticapitaliste",
défendre la cause des femmes et une "voix anti-raciste", ainsi qu’une "voix
écologiste", a-t-il dit.

Philippe Poutou a souhaité la régularisation de tous les sans-papiers et
l’octroi aux immigrés du droit de vote à toutes les élections.

Mais pour le candidat du NPA, l’élection présidentielle n’est qu’une
"première manche", consistant à "dégager Sarkozy et toute sa bande", et il
faut dès maintenant que "la gauche de la gauche" prépare "une riposte
unitaire" en mettant en place un "outil" qui permettra notamment de combattre
le libéralisme et "faire converger les luttes dans le pays. Car de la colère,
il y en a".

"On est là et on n’a pas fini d’être là", a-t-il assuré.

Entre "un simple facteur", une allusion à Olivier Besancenot, et un "simple
ouvrier", une allusion à lui-même, "c’est la continuation de la même
bataille", a-t-il dit devant un public conquis.

Philippe Poutou "est devenu le plus connu des inconnus" et sa campagne a
brandi le "drapeau de la démocratie directe", a vanté Olivier Besancenot.

"On ne présente pas au NPA des gens qui veulent faire de la politique, qui
recherchent des postes. On en a raz le bol" des politiciens professionnels, a
lancé Olivier Besancenot.

"La popularité de Philippe Poutou est liée à l’impopularité de tous les
autres candidats", a estimé Alain Krivine devant l’AFP.

Pour lui, la prestation télévisée du candidat du NPA, mercredi soir, a
constitué un "tournant" et sa candidature représente "le refus de toute
austérité, qu’elle soit de droite ou de gauche".

En cas d’élection du candidat socialiste, a poursuivi Alain Krivine, il
appartiendra au NPA, avec des éléments du Front de gauche et d’autres
d’organiser un mouvement d’opposition "à l’austérité de gauche. Nous n’avons
aucune illusion sur François Hollande".

Plusieurs militants ou sympathisants avaient souvent les mêmes mots pour
désigner Philippe Poutou ; "un ouvrier, un travailleur en dehors du système"
pour Meva, 23 ans, qui s’est félicitée du côté "naturel et vrai" du candidat
du NPA.

"Il représente, en tant que militant, une rupture par rapport aux
professionnels de la politique. Le petit souffle libertaire n’est pas pour
nous déplaire", a poursuivi François Mailloux.

"Ce n’est pas parce qu’on a affaire à un petit meeting qu’on a des petites
idées", a remarqué pour sa part Yann, 47 ans, qui se présente comme "auditeur
libre".

Et une victoire éventuelle de François Hollande n’est guère prometteuse
pour tous ces militants.

"La gauche où qu’elle soit, désenchante et laisse ensuite la place à une
droite encore plus dure", selon Christian.

Il faut que le NPA se mobilise avec d’autres pour "obliger à mener des
politiques différentes et élargir des brèches dans le capitalisme, dans toute
l’Europe", a poursuivi ce Parisien âgé d’une trentaine d’années.

Mina, une jeune militante du NPA, la première à prendre la parole devant la
salle, a suscité des applaudissements nourris en lançant qu’il n’y avait "pas
d’avenir sans révolution".