WWW.NPA2009.ORG
Accueil > Portrait > Portrait

Portrait

jeudi 20 octobre 2011

Philippe Poutou, 44 ans, est ouvrier à l’usine Ford de Blanquefort près de Bordeaux. Syndicaliste, il a animé une lutte de plusieurs années contre la fermeture de son usine.

Son père était facteur, sa mère sans emploi. Choqué par la violence de la société, Philippe Poutou a commencé à militer en 1984 au lycée. Il a rejoint l’extrême-gauche.

En 2009, il participe à la création du Nouveau parti anticapitaliste.

Sans diplôme, Philippe Poutou a d’abord enchaîné les emplois précaires comme intérimaire ou surveillant de collège, avant d’être embauché en CDI chez Ford comme réparateur de machines-outils.

Au début des années 2000, la production a commencé à diminuer dans l’entreprise. Un premier plan social, de 500 départs volontaires, a eu lieu en 2005. En 2007, les salariés ont décidé de lancer une bataille pour la défense des emplois.

La résistance contre ce qui apparaissait comme inéluctable s’est construite avec la participation des habitants de Blanquefort, le soutien des élus locaux, diverses manifestations, notamment au salon de l’auto à Paris, les liens avec les autres entreprises mobilisées. En 2011, les commandes et les investissements pour de nouvelles production ont repris. 1000 emplois ont ainsi été sauvés, ainsi que la vie économique de la ville.

Lorsqu’Olivier Besancenot a décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle de 2012, afin de montrer que la politique est une affaire collective, pas individuelle, le NPA, Nouveau parti anticapitaliste, a décidé d’en faire son candidat.

Militant pour la sauvegarde de l’emploi, au cœur du salariat, il est a même de représenter ceux qui souffrent de la crise au quotidien, ceux qui ne veulent plus la subir.

Philippe Poutou continuera à travailler à l’usine durant la campagne électorale, afin de montrer que la vie politique doit être accessible à tous.