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Emploi des jeunes

lundi 26 mars 2012

Pour la majorité des jeunes aujourd’hui, ce système n’offre ni présent ni futur, mais chômage, précarité, surexploitation. Les jeunes travailleurs sont les cobayes de la précarité. Résultat : huit jeunes sur dix occupent un emploi précaire (CDD, intérim, contrats aidés), 38 % des intérimaires ont moins de 25 ans, 58 % moins de 30 ans.

Depuis les années 1990, l’apprentissage se développe. Il n’est plus réservé aux jeunes sortant du collège et ayant vocation à s’insérer rapidement sur le marché du travail. Les universités et les écoles s’y sont mises. Pour le patronat, c’est tout bénéfice  : les apprentis sont une main-d’œuvre au rabais et les entreprises qui les embauchent sont totalement exonérées de cotisations sociales. Leurs salaires peuvent s’élever à 25 % du Smic pour les moins de 18 ans en première année d’apprentissage. Et, sauf exceptions très rares, ils ne peuvent excéder 78 % du Smic..

Plus de 10 000 étudiants vivent sous le seuil de pauvreté. Deux étudiant sur trois sont obligés de se salarier pendant leurs études et même certains lycéens (50% en Seine-Saint-Denis). C’est l’une des principales cause d’échec. Cette précarité imposée aux jeunes tire les conditions de travail de tout le monde vers le bas.

Il est presque entré dans les mœurs que les jeunes doivent galérer, et la classe dirigeante veut leur imposer la galère à vie.

Le NPA est contre toute forme de discrimination salariale, notamment à l’encontre des jeunes, comme le CIP de Balladur, les Emplois-jeunes de Jospin, le CPE de Villepin ou les « contrats de générations » de Hollande qui prévoit qu’une entreprise embauchant un « junior » et un « senior » économise 4000 euros de cotisations par contrat ; autant d’argent qui n’ira pas à la Sécurité sociale. Dans tous les cas, il s’agit de contrats précaires ou sous-payés.

Le NPA revendique :
- La rémunération des stagiaires et apprentis à la hauteur de la convention collective de leur branche, en tous cas jamais à moins de 100% du SMIC
- La transformation de tous les contrats précaires (CDD, CUI, stages, apprentissage, intérim...) en CDI à plein temps

Il revendique également une allocation d’autonomie à hauteur du SMIC pour tous les jeunes, qu’ils soient en formation ou en recherche d’emploi. Elle serait financée par des cotisations, comme un salaire socialisé. Elle fonctionnerait sur le modèle des retraites. La retraite, c’est un salaire différé. L’allocation d’autonomie serait un pré-salaire qui profitera à toute la société, car il augmente le niveau de qualification de toute la jeunesse, en permettant d’acquérir une formation quelle que soit son origine sociale . En effet, ce sont les jeunes qui se forment aujourd’hui (au lycée, à l’université, en formation professionnelle...) qui créeront les richesses demain.

Une telle allocation permettrait aux jeunes de faire leurs propres choix de vie et d’études, car plus un jeune est diplômé, moins il est touché par le chômage.

C’est en outre le seul moyen que les jeunes ne soient pas dépendants de leurs familles ou obligés d’accepter n’importe quel emploi précaire et sous-payé.

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