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Besancenot sur Public Sénat

dimanche 25 mars 2012

Olivier Besancenot était l’invité du 19 heures de Public Senat jeudi. Le dirigeant du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) a réagi aux annonces faites par Nicolas Sarkozy sur la lutte contre le terrorisme : « On est encore dans l’affichage et dans la tentative, une nouvelle fois, de faire en sorte que la campagne électorale n’ait plus lieu que sur le terrain de l’insécurité, cher à la droite et l’extrême droite, en oubliant toutes les autres questions de l’insécurité sociale ». « Il faut faire en sorte que l’emploi, le logement, les salaires », ces « préoccupations majeures de millions de personnes », « non seulement ne soient pas oubliées mais reviennent au premier plan », selon Olivier Besancenot.

Revenant sur la tuerie de Toulouse, l’ex-candidat à la présidentielle a dénoncé la « récupération » et une « théâtralisation presque morbide ». « Quand on voit que c’est l’UMP qui ose dire que ce sont d’autres qui n’ont pas respecté le deuil, c’est l’hôpital qui se fout de la charité », ajoute-t-il. « L’unité de la Nation (…) aux cotés de Marine Le Pen, Claude Guéant ou Nicolas Sarkozy, quand on connait leurs propos justement sur le terrain du racisme, faudra compter sans moi », prévient Besancenot.

Pour le leader trotskyste, la question c’est « comment on fait pour que le climat change et qu’il n’y ait pas une stigmatisation, une islamophobie qui s’installe ». « Quand François Hollande, on lui pose quatre fois la question au 20h pour savoir s’il y a trop ou pas d’immigrés en France et qu’il n’est pas capable de répondre, ça veut dire qu’il y a un malaise. Il ne doit pas y avoir de malaise. Il n’y a pas trop d’immigrés dans ce pays, il y a trop de racistes, il y a trop de racisme. C’est ça qu’il faut combattre », lance-t-il.

Sur la candidature de Philippe Poutou pour le NPA, qui stagne à 0,5% d’intentions de voix « ça ne veut rien dire. En 2002 j’étais entre 0,5 et 1% jusqu’aux deux dernières semaines de campagne ». Quant aux dirigeants du NPA qui ont annoncé leur soutien à Mélenchon, il affirme : « J’acte ça. Je ne suis pas dans l’amertume. Il ne faut pas injurier l’avenir, nos routes se recroiseront probablement ». Soulignant que le NPA est indépendant du PS, à la différence du Front de gauche, il termine : « Il ne faut jamais oublier qu’en politique, la fortune est capricieuse ».