WWW.NPA2009.ORG
Accueil du site > Programme > Pouvoir & institutions > Les institutions : une véritable rupture démocratique.

Les institutions : une véritable rupture démocratique.

vendredi 2 mars 2012

La Vème république est malade. De plus en plus d’électeurs boudent les urnes. Des causes profondes, sociales expliquent ce désintérêt des citoyens à l’égard de la politique. Depuis plus de trente ans, les gouvernements successifs de droite ou de gauche, ont mis en œuvre des politiques communes qui n’ont remédié à aucun des fléaux qui frappent l’immense majorité de la population tels le chômage, la précarité, les inégalités, l’exclusion, les discriminations. Les institutions actuelles ont aggravé la coupure entre le monde politique et le reste de la population.

Élection phare sous la Vème république, l’élection présidentielle cristallise les dérives du système. La personnalisation excessive du pouvoir a progressivement vidé la vie politique de toute substance démocratique. La compétition entre chefs , la course aux petites phrases comme on le voit en ce moment, a remplacé le débats d’idées, la confrontation des programmes politiques . Aujourd’hui la plupart des partis et courants politiques ont perdu perdu leur fonction de réflexion et d’élaboration pour se transformer en écuries présidentielles.

Seule une véritable rupture démocratique réhabiliterait la politique, en créant de nouvelles institutions, en les libérant de l’emprise du marché, en instaurant une république sociale et démocratique fondée sur le système proportionnel, et sur le contrôle des éluEs et des gouvernants par la population. Ce sont de profonds changements que seule une puissante mobilisation de l’ensemble du monde du travail et de la jeunesse pourra imposer.

Cette rupture démocratique suppose d’en finir avec tous les aspects monarchiques des institutions et donc de supprimer la fonction présidentielle et celle du Sénat qui n’est qu’une assemblée non représentative de la société réelle. Instaurer la proportionnelle intégrale à toutes les élections, le mandat unique, la limitation dans le temps des mandats (pas plus de deux ou trois mandats successifs) pour laisser la place à ceux que l’on ne voit jamais sur les bancs de l’Assemblée nationale : des femmes, des Noirs, des Arabes, des ouvriers, des jeunes... Bref, 90% de la population. Il faut plafonner les salaires des élus au revenu moyen d’un travailleur.

La politique doit de nouveau signifier la participation de toutes et tous aux affaires de la cité, et non une profession minoritaire réservée à des experts coupés des préoccupations du peuple.

Non seulement le gouvernement doit ainsi être élu par une assemblée de représentants, eux-mêmes élus, devant laquelle il engage sa responsabilité, mais les compétences des assemblées représentatives doivent aussi s’étendre à l’ensemble des domaines de la vie quotidienne, et jusqu’aux entreprises, afin d’assurer la priorité des droits sociaux sur les abus du capital.

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0