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Comment mettre en oeuvre notre programme ?

vendredi 13 janvier 2012

La crise actuelle du capitalisme menace l’ensemble de l’humanité et de la planète. Si on ne se débarrasse pas de ce système le plus vite possible, on court à la catastrophe. Mais bien des gens autour de nous restent sceptiques sur les moyens d’y parvenir... Alors voici quelques arguments pour essayer de les convaincre !

La crise a bon dos... quand il s’agit de faire payer les classes populaires et les jeunes, un des arguments qui est répété en boucle, c’est qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses de l’État.... et pourtant !

I- De l’argent il y en a !

Quand il s’agit de renflouer les banques :

En 2008 et 2009, 128 milliards d’euros ont été trouvés par l’Etat pour soi-disant « sauver les banques »... Cet argent qu’elles ont reçu de la part de l’Etat a été détourné vers la spéculation, notamment contre la dette publique qu’elle a fait exploser.

Quand il s’agit de payer les intérêts de la dette publique illégitime aux banques

En 2011, il a fallu payer 45 milliards d’euros d’intérêts aux banques... alors que celles-ci sont les premières responsables de l’explosion de la dette.

Quand il s’agit de faire des cadeaux aux entreprises :

Environ 65 milliards d’euros d’argent public sont offerts aux entreprises chaque année ! Sans aucune contrepartie ! Cela ne les empêche ni de licencier et ni de fermer les sites de production.

Quand il s’agit d’alléger les impôts des riches :

Chaque année, depuis 20 ans, entre 100 à 150 milliards d’euros ne rentrent plus dans les caisses de l’État ! En février 2011, la Cour des Comptes signale que les « dépenses fiscales » (le terme officiel pour les niches fiscales) ont connu une folle inflation à partir de 2004 (+ 55 %).... pour atteindre 72,9 milliards d’euros en 2009. Mais il faut aussi y ajouter les dispositifs fiscaux « sortis » de la liste des niches en 2005 : 75 milliards d’euros ! Il y aurait donc aujourd’hui de l’ordre de 148 milliards d’euros de niches fiscales en tout genre ! C’est autant qui restent dans les poches des plus riches... ce n’est plus un « bouclier fiscal » c’est une véritable armure pour les riches.

Quand il s’agit d’exonérer les patrons de leurs cotisations :

Selon les organismes officiels, les exonérations de cotisations sociales ont représenté 30 milliards d’euros en 2010. « Soit 10,1 % du total des contributions et cotisations dues aux Urssaf ». Ces exonérations sont compensées à 90,2 % par l’Etat, c’est-à-dire par les impôts, creusant le déficit du pays et alimentant la dette ! Les exonérations sur les heures supplémentaires atteignent 2,95 milliards d’euros

Quand il s’agit de fermer les yeux sur les fraudes fiscales des entreprises et des plus riches :

Entre 40 à 50 milliards d’euros ne rentrent pas dans les caisses de l’Etat grâce aux paradis fiscaux internationaux et aux falsifications de comptabilité des entreprises non contrôlées. L’Etat fait preuve d’une extraordinaire complaisance envers toutes les formes d’évasion fiscale (illégale) et d’« optimisation » fiscale (légale)…C’est ainsi que Total, la plus grande entreprises française, a pu ne pas payer un centime d’euro d’impôt sur les bénéfices en 2010. C’est ainsi que la milliardaire Liliane Bettencourt était imposée à 20 % de ses revenus avant le bouclier fiscal (alors que le taux d’imposition maximal de l’impôt sur le revenu est de 40 %) et à 0,17 % de son patrimoine (alors que le taux maximum de l’ISF est de 1,8 %). Si madame Bettencourt possède en plus des actions Total, on comprend son parfait bonheur.

Quand il s’agit de remplir les carnets de commande des marchands d’armes :

Parmi les pays dont les dépenses militaires sont connues, la France est, en 2010, au troisième rang mondial (budget militaire équivalent à 65,74 milliards de dollars US) derrière les Etats-Unis et la Chine mais devançant le Royaume-Uni.

Quand il s’agit d’envoyer l’armée faire la guerre pour défendre les intérêts de l’impérialisme français :

Le coût de la guerre en Afghanistan pour 2011 sera de 470 millions d’euros et il y aura une augmentation importante du budget militaire pour la guerre en général. En 2008, les opérations extérieures (Afghanistan, Tchad, Côte d’Ivoire, Kosovo, Liban) ont officiellement coûté 880 millions d’euros, soit une augmentation de 37 % par rapport à 2007 et de 75 % en deux ans. Avec 256 millions d’euros, l’Afghanistan était la plus coûteuse, devant le Tchad (246 millions), la Côte d’Ivoire (116 millions), le Kosovo (103 millions) et le Liban (78 millions). Le ministre de la défense, Gérard Longuet, a donné une estimation du coût direct pour la France de l’opération militaire internationale en Libye contre les forces du colonel Kadhafi. "On va tourner à un petit peu au-delà de 300 millions d’euros en coût direct", soit "un tiers du budget" des Opérations extérieures (Opex) de l’armée françaises pour 2011.

Et bien sûr, de l’argent, il y en a... dans les caisses du patronat !

Quand il s’agit de rémunérer les patrons du CAC 40 :

    • Leur salaire fixe (ce qu’ils perçoivent, quoiqu’il arrive) : en 2009, la moyenne était de 1,2 million d’euros allant de 570 000 euros pour le PDG de Vallourec (Ph. Crouzet) à 2,1 millions d’euros pour le DG de L’Oréal (Jean-Paul Agon).
    • Leur salaire variable « durable » (liés aux résultats de l’entreprise) : là aussi 1,2 million d’euros en 2009. Avec dans le haut du panier, F. Riboud (PDG de Danone) : 3,4 millions d’euros.
    • Les stocks-options (plan d’achat d’actions) : c’est en France que la part des stocks-options dans la rémunération totale est la plus élevée au monde : elle représente une à deux fois le salaire total fixe et variable reçu au cours de l’année... Cela signifie 2 à 4 millions d’euros de plus par an !
    • Les dividendes (revenus des actions) : en 2009, le champion est Henri de Castries, PDG d’Axa qui a touché 820 000 euros de dividendes, soit 20% de sa rémunération, hors stocks-options.
    • Les jetons de présence (touchés pour siéger dans différents conseils d’administration) : en 2009, les PDG du CAC 40 ont touché 60 000 euros pour cela.... une broutille par rapport à tout le reste, mais cela représente quand même 5 fois le SMIC annuel !

Quand il s’agit de rémunérer les actionnaires du CAC 40 :

Ainsi, les entreprises du CAC 40 prévoient de verser, au titre des résultats en 2011, 37 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires pour un total de 87 milliards de bénéfices. En 5 ans, c’est 31% de hausse pour les dividendes et les rémunérations des grands patrons ont augmenté de 34%. La crise n’est pas pour tout le monde.

Le CAC 40 gave ses actionnaires alors que dans le même temps plus de 8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté.

Quand il s’agit de donner des parachutes dorés à des patrons : même quand ils quittent leurs fonctions, les PDG s’enrichissent encore ! Par exemple, Daniel Bernard, ex PDG de Carrefour a touché 9,5 millions d’euros quand il a quitté le groupe en 2005.

Quand il s’agit de payer des retraites dorées aux seigneurs du capitalisme :

Une centaine de grands patrons d’entreprises cotées en Bourse bénéficient d’un précieux régime de retraite complémentaire, les fameuses "retraites chapeaux". Grâce à elles ils seront à l’abri du moindre besoin pour leurs vieux jours. Car c’est en millions d’euros que les prestations faiblement soumises à l’impôt leur sont versées. 400 fois le minimum vieillesse par exemple pour Lindsay Owen-Jones ancien PDG de L’Oréal parti à la retraite en 2006 et qui touchera jusqu’à sa mort 3, 4 millions d’euros chaque année ! Les montants provisionnés par les entreprises pour financer ces retraites chapeaux sont très faiblement imposés. Les contributions de l’entreprise ne sont pas soumises aux cotisations sociales, ni à la CSG ou à la CRDS. Elles n’alimentent donc pas les caisses de retraite. Jusqu’à fin 2009, elles étaient imposées entre 6% et 12%. Quant aux pensions versées aux dirigeants, elles étaient taxées à 8%. Considérées comme une rente viagère, elles bénéficient d’un abattement de 10% pour le calcul de l’impôt sur le revenu.

Tout ça montre bien que ce n’est qu’une question de répartition des richesses et des choix politiques faits par les gouvernements au service des possédants et non une question de fatalité !

II- Et concrètement, comment on fait, alors ?

  1. Nous devons prendre le contrôle sur nos propres affaires

Il ne suffira pas de se battre pour forcer le gouvernement actuel ou celui qui sortira des urnes en 2012 à prendre les bonnes mesures. Nous devons imposer un droit de regard et même un droit de décision des travailleurs sur tout ce qui les concerne.

Réquisition du secteur bancaire et de l’énergie

Le premier pas de la mise en place de ce contrôle des travailleurs, c’est d’arracher les secteurs-clés de l’économie des mains des grands groupes, des requins qui à force d’être assoiffés de profits nous mènent à la catastrophe. Laisser les banques aux mains du privé, c’est laisser se faire le vol de notre argent au profit des grands groupes financiers. Pour reprendre le contrôle, il faut la réquisition des banques et la levée du secret bancaire. En imposant la transparence sur les comptes de l’Etat et des grandes entreprises, on verra d’où viennent les richesses et où elles vont. Les travailleurs et la population auront alors la possibilité de dire « stop » si le gouvernement essaie de subventionner les riches et les grandes entreprises, de donner des milliards aux banquiers.

Laisser le secteur de l’énergie aux mains des grands groupes comme EDF, Suez etc, c’est aller droit vers de nouveaux Fukushima. Soit c’est eux qui décident, soit c’est nous, il n’y a pas de troisième voie. Si c’est eux qui décident de comment produire de l’énergie, on peut être sûrs qu’ils mettront leurs profits au-dessus des questions de sécurité élémentaires. Ou alors on réquisitionne le secteur de l’énergie, en imposant un contrôle de la population, seule solution pour imposer notamment une sortie du nucléaire en 10 ans avec la reconversion de l’ensemble des salariés.

Il est en de même pour tous les autres secteurs de l’économie liés aux besoins vitaux de la population : l’eau, les transports, le logement, l’alimentation...

A nous de décider !

Ce contrôle doit s’exercer petit-à-petit dans tous les domaines de la vie : au travail, où les évolutions des productions ne doivent s’envisager qu’en préservant l’emploi et la qualification des salariés : les salariés sont les premiers concernés, la population paye les pots cassés, c’est donc à nous tous de décider !

C’est la même chose à l’école, dans les quartiers etc : c’est nous qui y vivons, qui y travaillons... c’est nous qui produisons les richesses, qui faisons tourner cette société, c’est à nous de décider !

  1. Au-delà des mesures d’urgence, notre perspective, c’est l’utilisation rationnelle des ressources en fonctions des besoins... la planification quoi !

Le capitalisme, c’est : chaque capitaliste, chaque entreprise décide (ou non) de produire en fonction de ses propres prédictions de profits, et ensuite essaie de vendre : on produit d’abord, et on réfléchit ensuite. Pas étonnant que cela produise des catastrophes ! Nous proposons de faire l’inverse : de voir d’abord de quoi on a besoin et d’organiser l’économie et la société en fonction de ça. Sans planification, on est condamné à la répétition des catastrophes économiques (crises et chômage) et écologiques. Notre objectif, c’est de prendre en compte les besoins réels de la population, les possibilités qui existent déjà, celles qu’il faut développer, les activités au contraire à éliminer (comme la production d’armes par exemple), pour construire une société sans exploitation, sans oppression.

  1. « Mais si on fait tout ça dans un pays, il y aura des problèmes »

« Les capitaux vont fuir si vous faites ça ».

Le capital, ce n’est pas simplement de l’argent. L’argent sert à acheter des équipements et embaucher des salariés. Qu’est-ce que les capitaux, si ce n’est les machines, les bureaux, et la main-d’œuvre pour faire fonctionner tout ça ? L’essentiel, c’est que ce que nous faisons tous les jours, c’est-à-dire faire fonctionner l’économie, faire rouler les trains, faire voler les avions, fabriquer les voitures, soigner les patients etc... nous le fassions par nous-mêmes, pour notre propre compte. Même les banques ne fonctionnent que grâce à leurs employés : si les capitalistes essayaient de vider les caisses avant de fuir, les salariés des banques auraient les moyens de l’empêcher.

Ces machines, ces bureaux... si nous en prenons le contrôle, quel besoin avons-nous des patrons ? Si les capitalistes et leurs familles, avec leurs yachts, leurs bijoux, leurs fourrures et leurs stock-options, s’en allaient, on ne s’en porterait pas plus mal !

« Il vont nous virer de l’UE »

Nous n’avons pas peur de cette éventualité. Notre objectif, ce n’est pas de réformer l’UE de l’intérieur mais ce n’est pas non plus de construire une économie française séparée du reste. Tout d’abord, c’est utopique : l’économie est mondialisée, le moindre habit, le moindre téléphone sont produits à partir de composants et par des milliers de salariés aux quatre coins du globe. Et chercher à le faire ne peut que conduire à opposer les travailleurs les uns aux autres, alors que quel soit le côté de la frontière, on connaît les mêmes problèmes, et que ce soit en Allemagne, en Chine... il y a aussi des capitalistes et leurs porte-paroles pour leur dire « Serrez-vous la ceinture, sinon les autres vont tous nous bouffer ! ».

Notre projet, ce n’est pas de revenir au temps où chaque petit coin de la planète fabriquait lui-même ses produits : ce serait faire un bond en arrière de plusieurs siècles ! Notre objectif c’est de rompre avec l’Europe du capital financier pour construire une Europe des peuples et des travailleurs, des « Etats-Unis socialistes d’Europe » en quelque sorte : la seule manière d’unifier les peuples d’Europe et du monde, c’est de le faire sur la base du partage des richesses, de la solidarité, pas sur la base de l’austérité et du chômage de masse, de la concurrence entre les peuples !

Cela veut dire se battre dès maintenant pour un SMIC européen aligné sur le SMIC le plus élevé (1600 euros comme au Luxembourg) et pour une harmonisation par le haut de toutes les conquêtes sociales, pour l’égalité hommes/femmes à tous les niveaux, la mise en place de services publics européens des transports, de l’éducation, de la santé, de l’eau, un monopole public bancaire européen... ainsi que le droit de libre circulation et d’installation pour les travailleurs européens comme non-européens.

  1. Il faut un gouvernement des travailleurs

Chasser la droite du pouvoir, oui bien sûr. Mais comment et pour mettre quoi à la place ?

Faire ça par le vote et mettre Hollande à la place, même si on essaie de faire pression sur sa gauche comme Mélenchon espère le faire, ce n’est pas efficace. Sur la base d’un mouvement d’ensemble, nous devons chasser le gouvernement actuel et tous les politiciens qui nous gouvernent depuis plus de 30 ans. Et nous devons mettre en place un gouvernement des travailleurs, qui nous représente vraiment, que nous contrôlions réellement.

« Du coup, pour avoir un tel gouvernement, il faut voter pour vous ? »

Ce n’est pas par le bulletin de vote que les vrais problèmes seront réglés : ça se saurait depuis longtemps sinon ! Un gouvernement des travailleurs ne peut voir le jour que s’il y a de fortes mobilisations, et si les travailleurs, les jeunes se mobilisent et s’organisent par eux-mêmes : un gouvernement ne défendra nos intérêts que s’il s’appuie sur les travailleurs mobilisés eux-mêmes, sinon il ne pourra rien faire ou pire, il nous trahirait comme l’a fait la gauche traditionnelle par le passé.

Cependant, voter pour nous a un intérêt. Des millions de jeunes et de travailleurs veulent se débarrasser de Sarkozy, nous aussi. En même temps, tout le monde voit bien que Hollande se prépare à mener une politique qui ne serait guère différente.

Quant au Front de Gauche, son objectif est de faire pression sur le PS, pas de combattre sa politique. Du coup, on n’a aucune garantie qu’il se battrait contre les plans d’austérité s’ils étaient menés par un gouvernement de gauche, comme cela a été le cas en Grèce ou dans l’Etat Espagnol. Voter P. Poutou c’est voter à la fois contre Sarko et contre toute austérité "de gauche", c’est voter pour ceux qui n’ont pas peur d’aller jusqu’au bout pour défendre nos droits, qui n’ont pas peur de s’en prendre aux capitalistes. Plus il y aura de votes pour P. Poutou et plus sa campagne aura un écho, plus cela contribuera à redonner confiance aux luttes et à tous ceux qui refusent l’austérité de droite comme celle de gauche. Cela encouragera la résistance à l’austérité qui se mènera avant comme après la présidentielle.

« Mais qui y aurait-il dans ce gouvernement ? Etes-vous prêts à travailler/gouverner avec d’autres ? »

Bien sûr, mais ce qui compte pour nous, c’est d’abord, le programme et les moyens de l’appliquer : gouverner, si c’est pour annuler la dette, interdire les licenciements, augmenter les salaires, taxer les riches... pas de problème : en fait, c’est ça notre objectif ! Mais gouverner pour gouverner, chercher à s’allier avec le PS, cela mènerait à faire le contraire de ce qu’on défend, le contraire de ce dont la population a besoin. Rompre avec le PS et sortir du système de représentation et du mode de gouvernement actuels en s’appuyant sur les mobilisations et l’auto-organisation des travailleurs et de la population.

  1. Pour y arriver, la première chose, c’est qu’il faut lutter !

Il faut un mouvement d’ensemble

Il est clair que pour mettre en place les mesures que nous défendons, il faudra une mobilisation d’ampleur, comme en 36 ou en 68... comme au moment des retraites mais en allant jusqu’au bout, jusqu’à une grève générale. Tous nos droits, que ce soient les droits politiques ou sociaux ont été gagnés lors de grandes mobilisations ou de révolutions : le droit de vote, les congés payés, la sécu... Des revendications simplement vitales pour le monde du travail comme l’augmentation de 300 euros de tous les revenus, le retour aux 37,5 annuités de cotisation ou l’interdiction des licenciements, ne pourront être arrachées que par une lutte d’ensemble.

Fédérer les luttes

Mais une grève générale, ça ne tombe pas du ciel. Pour la préparer, il faut commencer par fédérer les luttes actuelles : au lieu que les profs fassent grève un jour, le reste des salariés du public un autre et les boîtes qui se battent contre les licenciements chacune dans son coin, il est nécessaire d’organiser une mobilisation d’ensemble. Il existe des points d’appui, des luttes importantes se déroulent aux quatre coins du monde : celles des Indignés dans l’Etat espagnol, en Grèce ou aux Etats-Unis, les processus révolutionnaires au Sud de la Méditerranée, les grèves contre l’austérité en Grande-Bretagne, au Portugal...

Ce que nous proposons dès maintenant

C’est pour ça que nous proposons à toutes les forces politiques de gauche et aux syndicats de se réunir localement et nationalement pour discuter d’un plan de bataille contre la dette et contre les plans d’austérité du gouvernement (grèves, manifestation nationale par ex...). Notre implication dans la campagne unitaire contre la dette est un des points d’appui de cette politique. Le NPA doit œuvrer à ce que des collectifs locaux apparaissent partout où nous sommes avec l’objectif de regrouper les forces militantes disponibles voire d’unifier les collectifs existants pour lutter contre l’austérité et la dette. Dans ce cadre, le NPA défend la nécessité d’une suspension immédiate des paiements de la dette existante, la mise en œuvre d’un audit populaire et l’annulation de la dette.

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