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Rroms

jeudi 12 janvier 2012

Qui sont les Rroms ?

Les Rroms sont un peuple européen d’origine
indienne venu d’Inde du Nord il y a environ 800
ans. Ils sont 12 millions en Europe, à 96%
sédentaires. Les deux pays qui en abritent le plus
sont la Roumanie et la Bulgarie. Les Rroms au sens
large se subdivisent principalement :
- Rroms dits "orientaux" (85%)
- Sintés, souvent appelés Manouches en France (4%)
- Kalés ou Gitans (10%)
- Gypsies ou Romanichals en Grande-Bretagne (0,5%)

Le mot de Tsigane n’a pas de définition réelle.
Plusieurs groupes d’origine, de langue et de culture
différentes sont à l’occasion appelés Tsiganes, souvent
de manière péjorative.

L’expression « gens du voyage » est une catégorie
du droit français, portant sur « l’exercice des activités
économiques ambulantes et le régime applicable aux
personnes circulant en France sans domicile ni
résidence fixe ». Dans la pratique administrative et
dans le langage médiatique, cette appellation est
souvent utilisée pour désigner les Roms de France
bien qu’ils ne soient itinérants que pour environ
15% d’entre eux, et que parmi la population
itinérante en France ils ne soient qu’une minorité.

Combien de Roms en France ?

Ils sont environ 500 000 en France, pour la
plupart installés depuis de nombreuses
générations et donc français depuis des
décennies voire des siècles.

Plus récemment, des Rroms sont arrivés de Roumanie
et de Bulgarie pour s’installer en France, fuyant leurs
conditions de vie. Ce sont ces Rroms qui sont
actuellement expulsés et dont les campements
sont systématiquement détruits. ILS NE SONT
QUE 10 000 OU 15 000 !!!! >>> AFFICHAGE !!!

Pourquoi les Rroms vivent dans de mauvaises conditions

Citoyens européens, leur liberté de circulation et
d’installation est pourtant limitée. Pour rester plus
de trois mois sur le territoire français, ils doivent
justifier d’un certain montant de ressources, alors qu’un
régime dérogatoire rend quasiment impossible leur
accès à l’emploi (métiers « en tension »). Pas d’accès
au travail donc sans carte de séjour, pas d’accès aux
prestations sociales, pas de logement « normal ». Le
seul habitat possible est le bidonville, les seules
ressources sont les petits travaux au noir, la
manche, la ferraille, la récupération (biffins).

D’après la loi Besson de 2000, toutes les
communes de plus de 5000 habitants doivent
mettre à disposition une aire d’accueil pour les
gens du voyage (Rroms ou pas). Cette loi n’est
même pas appliquée par 50% des communes
concernées, sans qu’elles n’aient aucune pénalité.
Les évacuations dont ils sont victimes accentuent
encore leur précarité et rendent impossible une
scolarisation suivie, dont les familles sont pourtant très
demandeuses. Elles provoquent aussi le surpeuplement
et la dégradation des conditions de vie dans les rares
terrains qui restent disponibles... ce qui revient à
pénaliser les municipalités qui font le plus d’efforts pour
leur accueil.

Egalité !

Si l’État et les collectivités locales s’engageaient
réellement, on pourrait en très peu de temps permettre
à ces familles de s’installer en France dans de bien
meilleures conditions. La première urgence pour
réduire leur précarité c’est d’arrêter de les
expulser sans arrêt, et de suspendre les mesures
transitoires qui les empêchent de travailler.

Les Rroms ont été victimes de discriminations et
de persécutions depuis plusieurs siècles. Les
Nazis et leurs alliés de tous les pays ont
persécuté, stérilisé, emprisonné, torturé, fusillé,
et finalement gazé les Rroms dans les camps de la
mort ou dans les bois (500 000 morts entre 1933
et 1945). Aujourd’hui encore, partout en Europe, leur
situation se caractérise souvent par la discrimination, la
précarité et l’exclusion sociale dont ils sont l’objet. Dans
ce contexte, la fierté ou le resserrement
communautaire est plutôt logique.