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Pourquoi nous ne sommes pas favorables à l’augmentation des effectifs de la police

vendredi 6 janvier 2012

La France est déjà le pays d’Europe où le nombre de policiers par habitant est le plus élevé ! 1 policier pour 251 habitants en France... (contre 1 pour 380 au Royaume-Uni par exemple). Certes il est très inégalement réparti... Là aussi, un seul exemple : il y a 126 policiers (sans compter les effectifs de la police municipale) à Neuilly ! A croire que les effectifs de police sont très élevés là où il y a des richesses à protéger... En effet, le rôle de la police n’est pas de « protéger les habitants » mais de protéger avant tout l’ordre social et ceux qui en profitent. Le gouvernement vient d’envoyer des gendarmes et des policiers dans les aéroports pour casser la grève des agents de sécurité, voilà bien une illustration du rôle répressif et anti-social de la police. De plus, cette police est souvent raciste, provocatrice à l’égard des jeunes des quartiers et la multiplication des bavures est encouragée par une quasi impunité des auteurs de celles-ci.

Depuis plus de 20 ans, les nouvelles formes du libéralisme se sont accompagnées d’une politique pénale répressive et sécuritaire. Cela s’est traduit par une succession de réformes sécuritaires de la justice, de la police et de l’immigration, entamées par la gauche dès les années 90 et largement aggravées par la droite, Sarkozy en tête. Plus de pouvoir à la police, stigmatisation des couches de la population les plus exclues mais aussi d’une partie de la jeunesse, systématisation du fichage, diminution des droits de la défense, pénalisation de la contestation sont les principales caractéristiques de ces différentes réformes. L’objectif de ces réformes est clair et se situe principalement à deux niveaux : pour éviter tout débordement il faut contenir et contrôler une poche de chômeurs et de précaires, nécessaire au capitalisme pour faire baisser le coût du travail et déréglementer les droits acquis des salariés. Et détourner l’attention de la population de la véritable insécurité sociale que sont le chômage, la précarité du travail, la pauvreté et la diminution des droits à la santé, au logement, à l’éducation en organisant un discours sur « l’insécurité » et en alimentant les peurs qui vont se transformer en rejet de ceux et celles qui sont différents.

Une dernière remarque : peut-on penser que l’incroyable feuilleton des malversations financières de la Mairie de Paris du temps de Chirac ait mis autant de temps à être élucidé par manque d’effectifs policiers ? Ou bien qu’il y a bien d’autres raisons à cette lenteur... !?

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