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Battre Sarkozy et battre l’austérité

mercredi 9 novembre 2011

Sarkozy est devenu le candidat de l’austérité et, Fillon, qui se faisait reprendre lorsqu’il disait qu’il était à la tête d’un État en faillite, peut se réjouir. Comme à l’accoutumée, les plus riches n’ont rien à craindre.

Le candidat du «  pouvoir d’achat  » de 2007, Nicolas Sarkozy, sera le candidat de l’austérité en 2012. Il ne s’est pas contenté d’imposer l’austérité aux Français, mais bien à toute l’Europe.

Le gouvernement qui applique sa politique depuis son élection, comme ceux auxquels il a participé auparavant, s’inscrivait déjà dans cette logique. Car si on dresse un bilan, on voit à la fin du mois qu’on travaille plus pour avoir moins et que défiscaliser les heures supplémentaires n’est que du salaire socialisé en moins. Le bilan est simple à faire. D’un côté, il y a la casse sociale  : suppression de postes dans l’éducation, loi LRU, réforme des retraites, politique raciste, chasse aux sans-papiers... De l’autre et dans la même logique, les cadeaux aux riches  : le bouclier fiscal, la suppression de la taxe professionnelle, les milliards donnés aux banques et multinationales sans contrepartie... S’ajoutent à ce triste bilan les affaires ou encore le bal des valises qui entachent ce début de campagne avec pour toile de fond, des vendeurs de canons pour lesquels Nicolas Sarkozy, de l’Afghanistan à la Libye, a été un bon président et sera donc un bon candidat.

On est bien loin du travailler plus pour gagner plus. L’omni­président incarne, par sa politique et son projet, l’austérité. Une austérité qu’il veut imposer à tous les peuples. La règle d’or ne fait plus débat, car que les peuples l’aient votée ou non, elle est imposée par le tandem franco-allemand qui exigent la retraite à 67 ans en Italie, les baisses des salaires en Espagne, au Portugal... C’est bien Sarkozy qui, avec Angela Merkel, agit lors du G20 comme sauveur des banques face au peuple grec.

Toutes ces mesures annoncées pendant le G20 et que l’Europe impose depuis 2008 ne s’arrêteront pas aux pays que les marchés avaient gracieusement nommés PIGS (Portugal, Irlande, Grèce et Espagne). Ces attaques d’une violence inouïe risquent de se généraliser à l’Hexagone, si Sarkozy est élu en 2012.

Détruire les acquis sociaux

Quand François Fillon parle du budget le plus austère depuis 1945, c’est déjà bel et bien les prémices d’un avenir encore plus sombre pour les salariés.

Car l’austérité frappe bien entendu plus fort les salariés que les entreprises du CAC 40 et son lot d’actionnaires. L’augmentation de la TVA (1,8 milliard d’euros), l’impôt le plus inégalitaire qui soit, rapportera plus que l’augmentation ridicule de 4 points du prélèvement sur les dividendes (600 millions d’euros) additionnée aux 5 % d’augmentation de l’impôt sur les sociétés (250 millions d’euros).

L’allusion à l’année 1945 est un aveu programmatique important. Il s’agit bien de démonter tous les acquis restants du programme du Conseil national de la Résistance. Les retraites en font partie tout comme la Sécurité sociale qui est de plus en plus attaquée. De la loi Bachelot aux déremboursement croissants, revenir à l’avant 1945, c’est-à-dire livrer la Sécurité sociale aux assurances privées, est le programme de l’austérité imposé partout dans le monde par le FMI, la BCE et le petit Nicolas. C’est le programme de cette droite que nous voulons défaire dès aujourd’hui dans la rue contre les mesures d’austérité annoncées par François Fillon, mais aussi demain dans les urnes, sans illusion sur le sens à donner à la rigueur, de François Hollande. Infligeons à la droite et à Nicolas Sarkozy la défaite qu’ils méritent, une défaite aux couleurs des anticapitalistes.

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